Le principe de la vaccination

 

A/ Le principe de la vaccination

1) Le principe général de la vaccination

 

   Le but principal des vaccins est d'induire la production par l'organisme d'anticorps, agents biologiques naturels de la défense du corps vis-à-vis d'éléments pathogènes identifiés. Un vaccin est donc spécifique à une maladie mais pas à une autre. Cette production d'anticorps diminue progressivement dans un délai plus ou moins long, fixant ainsi la durée d'efficacité du vaccin. Elle est mesurable et cette mesure peut être utilisée dans certains cas pour savoir si le sujet est vacciné efficacement.   

 

    Un certain nombre de maladies infectieuses ne surviennent pas deux fois. Une première infection induit des réactions immunitaires humorales et/ou cellulaires spécifiques : l’organisme acquiert une immunité qui s’exprimera lors du second contact en empêchant la maladie : le système immunitaire garde la mémoire du premier contact. Le principe de la vaccination consiste à introduire dans l’organisme le microbe (ou une partie de celui-ci) sous une forme qui ne soit pas pathogène, mais qui puisse être reconnue par le système immunitaire (qui soit donc antigénique) et induise une réaction immunitaire. L’organisme est ainsi « entraîné », en vue d’une éventuelle confrontation ultérieure avec le microbe pathogène. Un vaccin doit être non pathogène, antigénique et immunogène.

  L’immunité induite par la vaccination est active (le système immunitaire est stimulé), non immédiate et durable.

 

 

 

Schéma représentant la réaction du système immunitaire suite à une infection et à l’injection d’un vaccin.

 

 

 

 

Pour mieux comprendre ce schéma, on séparera l’explication en plusieurs parties (les couleurs ne correspondent pas avec le schéma) :

 -1) Une protéine (par exemple à la surface d'une bactérie ou d'un virus) est identifiée comme étrangère à l'organisme. C'est un antigène.

-2) Des protéines immunoglobulines spécifiques sont produites. Ce sont les anticorps. Ils ont une affinité spécifique pour l'antigène à neutraliser.

-3) Les anticorps se lient aux antigènes.

-4) Le couple anticorps + antigène (et donc le germe qui porte l'antigène) est détruit.

Cette réponse immunitaire est consécutive à l'infection. Pendant sa mise en route, l'infection a malheureusement le temps de se propager. Le vaccin apporte l'antigène sous une forme non (ou très peu) infectieuse. 



    2) Le système immunitaire

     Lorsqu’un agent pathogène (ou antigène) pénètre dans l’organisme, le système de défense ou système immunitaire détecte « l’intrus » à sa structure superficielle comme un corps étranger.
   Le système immunitaire doit réagir tous les jours au contact des antigènes en produisant des protéines du sérum sanguin ou anticorps, pour s’opposer de manière spécifique aux bactéries, virus, autres agents ou toxines identifiés comme « étrangers ». 
  
     Lors de la réaction antigène-anticorps, les anticorps se lient aux antigènes pour former un complexe antigène-anticorps que peuvent détruire ou neutraliser les cellules dévorantes ou macrophages. Il faut quelques jours à deux semaines pour formater les systèmes antibactériens, antiviraux ou antitoxiques spécifiques. Même si le système immunitaire réagit de manière fiable, il n’est pas très rapide lors du premier contact avec l’antigène. 


    Après une première infection par certains (pas tous) agents pathogènes ou antigènes, le système garde le souvenir de la première intrusion de tel ou tel antigène qu’il a déjà combattu, ceci durant de nombreuses années.
    Après une nouvelle infection par le même germe pathogène, l’organisme peut réagir presque immédiatement et sans perte de temps aucune en neutralisant très vite les antigènes et leurs toxines afin d’empêcher que la maladie  ne se déclare: dans ce cas l’organisme est immunisé.






 

 

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