Pasteur et la rage

 

3) Louis PASTEUR et la rage


    Les travaux de Pasteur vont se dérouler sur trois périodes, d’abord celle entre 1847-1862, (où il  est convaincu que pour progresser sur le chemin du savoir scientifique il faut associer différentes disciplines, c'est pourquoi il soutiendra deux thèses pour le doctorat, l'une de chimie, l'autre de physique), ensuite celle entre 1862-1877, (où il s’intéressera à la biologie) et enfin celle entre 1877-1887, où il se mettra au service de la médecine et de la chirurgie.

  (On s’intéressera à la période située entre 1877-1887.)

 

 

Louis PASTEUR

 

 

      

     De 1870 à 1886, Pasteur consacre ses travaux aux maladies infectieuses. Il montre la nature microbienne de la maladie du charbon et découvre le staphylocoque. Il réalise le vaccin contre le charbon et celui contre la rage qui lui vaut la célébrité en 1885.

 

   Pasteur a débuté ses recherches sur la rage en 1881, après avoir assister à la mort d'un enfant à l'hôpital Sainte-Eugénie. Il cherche à isoler le germe mais ne le trouve pas. Il montre que le virus inconnu de la rage se trouve dans les centres nerveux des animaux malades en particulier dans le bulbe et dans la moelle; de plus ayant desséché des moelles de lapins inoculés il constate que la dessiccation amène peu à peu la perte de la virulence, qui est complète vers le 14e jour. 

 

 

 

    Broyant cette moelle inactive dans de l'eau stérilisée, Pasteur inocule le mélange dans la peau d'un certain nombre de chiens, après quoi il leur inocule chaque jour par le même procédé, la moelle de 13, puis de 12 jours et ainsi de suite jusqu'à la moelle d'un lapin mort le matin même; enfin pour terminer, il fait mordre ces chiens par des chiens enragés et aucun d'eux ne prend la rage. 

Il a donc trouvé le vaccin de la redoutable maladie. Une commission ministérielle ayant contrôlé les résultats il les fait connaître en août 1884 au Congrès International de Copenhague.

    Mais Pasteur ne s'arrête pas là. L'idée lui vient de vacciner des chiens déjà inoculés ou mordus et il constate que ces chiens résistent à la maladie; le vaccin est donc non seulement préventif, mais aussi curatif. Il a maintenant trouvé le traitement de la rage; il ne reste plus qu'à en faire l'application à l'homme.

 

     De 1880 à 1885 il développe ses études et expériences contre la rage. Pasteur n'étant pas encore expérimenté en médecine, il hésite à tenter l'expérience.  Mais le 6 juillet 1885, Pasteur reçoit la visite de Marie-Angélique Meister dont le fils Joseph, âgé de 9 ans, a été mordu par un chien ayant de fortes chances de porter la rage.

                  Photo représentant Joseph Meister.


    Sur les conseils de deux professeurs à la Faculté de Médecine, Pasteur se décide d'autant plus que Grancher (un des deux professeurs) n'hésite pas à prendre la responsabilité du traitement et à pratiquer lui-même les inoculations.                        

Tout se passe bien et le jeune Joseph Meister ne prit pas la rage. 

 

  Bientôt un jeune berger du Jura, fut guéri dans les mêmes conditions. Dès lors les inoculations se multiplient; elles sont faites par les docteurs Grancher, Roux, Chamberland, et Charrin et c'est le chirurgien Térillon qui panse les blessures. 

  En un an, sur 1726 malades qui vinrent de partout se faire traiter, il n'y eut que 10 décès, soit une mortalité de 0,5%, alors que l'année précédente 60 personnes étaient mortes de la rage dans les seuls hôpitaux parisiens. Le principe de la vaccination avait fait ses preuves.

 

 

 

 

  

Pasteur présente ses travaux à l'Académie des Sciences qui lui fait un accueil enthousiaste et demande la création d'un "établissement vaccinal contre la rage ".

 Ce sera l'Institut Pasteur.

   

 

 

 

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