Jenner et la variole


2) Edward JENNER et la variole

 

   Au XIIIe siècle la maladie est connue dans toute l'Europe méridionale.

   En Europe, vers la fin du 18ème siècle, on compte plus de 400 000 morts/an, au 19ème siècle, on compte 3 millions de morts (dont un des rois de France, Louis XV, qui décéda de cette maladie en 1774).

    Entre le 18ème et 19ème siècle, la variole devient la maladie la plus redoutée, on l’appellera « petite vérole ». 

 

Mais déjà la variole prenait un nouvel essor, car si les Espagnols avaient rapporté la syphilis du Nouveau Monde, ce n'était pas sans contrepartie qui la variole décima rapidement les Indiens des Caraïbes (grande vérole pour petite vérole).

 


A ce moment Jenner entre en scène.

    Au XVIIIe siècle, Edward Jenner, scientifique et médecin anglais, remarqua que les fermières devenaient réfractaires à la variole lorsqu’elles avaient contracté le cowpox, une maladie des pis de la vache encore nommée vaccine ou variole de la vache.

La vaccine était transmissible à l’espèce humaine chez laquelle elle provoquait une maladie peu grave. 

 

               

Dessin représentant des pustules de cowpox sur la main d'une fermière

 

 

      Jenner apprend en discutant avec ses patients l'existence d'une bien étrange croyance populaire : les personnels travaillant dans les laiteries de la région affirment à Jenner qu'ayant eu la vaccine, maladie qui se contracte au contact de vaches contaminées, ils ne pouvaient être atteints par la variole. Cette observation le poussa à s'intéresser à la variole, que l'on tentait de prévenir, à l'époque, par "variolisation".

 

       En 1775, Jenner commence ses recherches sur la variole par l'étude de la vaccine des vaches.

      En 1788, il observe que chez les garçons de ferme ou les livreurs de lait qui ont accidentellement contracté la "cow-pox" (maladie de la vache), l'inoculation échoue toujours et qu'ils sont réfractaires à la variole humaine.

    Le 14 mai 1796, Jenner prélève du pus sur la main d’une fermière atteinte de la vaccine puis l’inocule au jeune James Philips, âgé de huit ans. Deux mois plus tard, il inocule le virus de la variole à l’enfant qui s’avère être protégé contre la maladie. Ainsi est née la vaccination.


 

 

Le tableau de Gaston Mélingue (1840-1914) daté de 1879, représente une des premières "vaccinations" de Jenner, le 14 mai 1796. Il prélève le contenu de la pustule sur la main de la servante, Sarah Nelmes, qui s'occupe des vaches, et l'inocule au bras du jeune James Philip. 


    Son œuvre eut une portée beaucoup plus grande que la simple victoire sur la variole : elle orienta le cours des sciences médicales vers l'immunologie et l'anaphylaxie. De cette nouvelle méthode dériveront toutes les autres mesures d'immunisation passive.

Après plusieurs hémiplégies régressives, Jenner succombe à une hémorragie cérébrale le 23 janvier 1823.

Trois quarts de siècle plus tard, Louis Pasteur prit pour point de départ les travaux de Jenner pour établir le principe des vaccinations préventives, qui doivent d'ailleurs leur nom à la vaccine.



 

Commentaires (1)

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